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REVUE DE PRESSE
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1er avril 2004
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15 janvier 2004
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14-15 juin 2003
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18 février 2003
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Jeudi 28 octobre 1999
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Les tissus comme il y a 4.000 ans
Marie-Pierre Puybaret, de Lancieux, est la seule à
exercer en France ce métier : elle reconstitue les tissus de nos
ancêtres.
Les Anciennes Halles de Saint-Briac abriteront du 26 octobre au
1er novembre, dans le cadre du festival de la Saint-Simon, une expositon
sur le thème du tissage à travers les âges, à
laquelle participera la tisserande lancieutine. Il s'agit d'une rétrospective
du tissage depuis ses débuts. "Les premiers sont datés
depuis 2.500 avant Jésus-Christ, au début du néolithique,
ce qui correspond au début de l'élevage."
Le métier à tisser sur lequel travaillera Marie-Pierre
Puybaret, lors de l'expositon, date de l'âge de fer. C'est un
métier à trois barres de lisse, dit de haute lisse,
sur lequel les fils de chaîne sont disposés verticalement,
et qu'elle a construit elle-même. Des pesons, qui sont des poids
en argile ou des galets tendent la chaîne vers le bas. Elle
tissera dessus et devant le public, un tissu de laine sergé
à carreaux écossais, tel que les Gaulois le fabriquaient...
et le portaient. |

Marie-Pierre Puybaret tisse une pièce de tissu gaulois dans
les coloris utilisés à cette époque.
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Vestiaire
Marie-Pierre Puybaret exposera des vêtements de l'âge de
fer, dont une paire de braies représentant les premiers pantalons
tissés. Elle les a réalisés d'après une paire
datant du 1er siècle avant JC, qui a été trouvée
intact, au début du siècle, dans un marais danois.
Plus haut dans le temps, Marie-Pierre Puybaret a reconstitué une
tunique en laine et sa cape, telles qu'il s'en portait vers l'an 1500
avant JC, à l'âge du bronze : "Retrouvé dans une tombe,
c'était surement un vêtement important d'homme. Les gens
se faisaient enterrer avec ce qu'ils avaient de plus précieux",
précise l'artisan.
La tisserande a égaiement reconstitué une jupe de femme
de la même époque: "Elle pêse environ trois kilos.
Elle est fabriquée en fils de laine tendus à leur extrémité
par 300 petits anneaux de bronze !"
Marie-Piere Puybaret a reconstitué également une tenture
servant de décor de maison d'habitation, d'après des fragments
retrouvé dans un lac suisse, datés de 1800 avant JC. Il
a été tissé sur un grand métier de 1,40 m
au peigne par 1,60 m. Il s'agit d'un métier basse lisse utilisé
à l'époque, où la chaîne est horizontale. Une
tunique en laine de la fin du néolithique représente le
vêtement le plus éloigné dans le temps que l'artiste
ait tissé.
Depuis 15 ans, Marie-Pierre Puybaret est l'unique artisan, en France,
à reconstituer des vêtements de la préhistoire (à
partir de 2500 avant JC). Tisserande de formation et professionnelle,
mais lasse de travailler dans la même position, 8 à 10 h
par jour, elle a entrepris de voyager et d'aller asur place voir les tisserands
opérer.
Ses pas l'on conduite en Afrique, où elle a découvert des
techniques de tissage. Elle s'est ensuite arrêtée au musée
en herbe de Paris, en tant que "teinturière gauloise" pendant 3
ans
Forte de tout ce qu'elle avait appris pendant cette période, elle
a démarré, il y a une dizaine d'années la reconstitution
de tissus anciens à Samara, dans la Somme.
Elle y tisse dans une habitation reconstituée, en torchis avec
un toit en roseaux des marais, de l'âge du fer. Elle s'y chauffe
au feu de bois, comme il y a 700 ans.
"Je me suis formée toute seule au contact des archéologues.
Maintenant je travaille pour différents musées. La reconstitution
d'une tunique demande environ 150 heures de travail à raison de
5 heures par jour pendant un mois et demi. Je couds les tissus avec des
instruments d'époque. Je les coupe avec des forces en fer, ancêtre
des ciseaux, qui servaient aussi à tondre les moutons. Je les pique
avec une aiguille en os. Aujourd'hui, nous avons quelques problèmes
pour réaliser les objets : les os des animaux contemporains sont
beaucoup moins solides que ceux de l'époque."
Pratique : Marie-Pierre Puybaret sera présente au festival
de la Saint-Simon, les samedi 30 et dimanche 31 octobre.
(Avec l'aimable autorisation du journal Le Petit Bleu)
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